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FICP, FCC et surendettement : ce que révèlent vraiment les derniers chiffres de la Banque de France

  • Photo du rédacteur: Concilys
    Concilys
  • il y a 12 heures
  • 4 min de lecture

La Banque de France publie régulièrement son baromètre de l’inclusion financière, un indicateur clé qui permet de mesurer l’évolution des difficultés financières des ménages français.


Les dernières données montrent une réalité contrastée :

  • 148 013 dossiers de surendettement déposés en 2025

  • soit +9,8 % par rapport à 2024 


Dans le même temps :

  • les inscriptions au FICP progressent légèrement

  • tandis que les incidents bancaires inscrits au FCC reculent nettement.


Ces chiffres racontent une histoire plus complexe que celle que l’on imagine souvent.


Une remontée du surendettement en France


Après plusieurs années de baisse, le nombre de dossiers de surendettement repart à la hausse.


Selon les dernières statistiques de la Banque de France :

  • 148 013 dossiers ont été déposés en 2025

  • soit près de 10 % de plus qu’en 2024 


Cette évolution traduit une fragilisation d’une partie des ménages français.


Plusieurs facteurs expliquent cette tendance :

  • la hausse du coût de la vie

  • la remontée des taux d’intérêt

  • l’augmentation des charges contraintes (logement, énergie, alimentation)


Pour certains ménages déjà fragiles financièrement, ces évolutions peuvent rapidement faire basculer un budget dans le déséquilibre.


FICP : une hausse modérée mais un volume très élevé


Le FICP (Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers) recense les personnes ayant rencontré des difficultés pour rembourser un crédit.


En 2025 :

  • près de 915 000 nouvelles inscriptions ont été enregistrées

  • soit une hausse de 0,7 % sur un an 


Cette progression reste limitée, mais elle confirme que les difficultés liées au crédit restent importantes en France.


Il faut également comprendre que le FICP fonctionne comme un flux permanent :

  • des personnes entrent dans le fichier après un incident de remboursement

  • d’autres en sortent automatiquement à l’expiration de leur durée de fichage.


Ainsi, le volume total reste relativement stable d’une année sur l’autre, même si les situations individuelles évoluent.


FCC : les incidents de paiement en baisse


Autre indicateur suivi par la Banque de France : le FCC (Fichier central des chèques).


Ce fichier recense :

  • les interdictions d’émettre des chèques

  • les retraits de carte bancaire pour usage abusif.


Sur ce point, la tendance est différente.


En 2025 :

  • les inscriptions au FCC ont reculé de 11,5 % sur un an 


Cette baisse peut s’expliquer par plusieurs facteurs :

  • l’usage de plus en plus limité du chèque

  • une meilleure prévention des incidents bancaires

  • un encadrement plus strict des moyens de paiement.


Autrement dit : les incidents bancaires du quotidien diminuent, mais les difficultés liées au crédit restent présentes.


Le paradoxe du surendettement français


Si l’on met ces chiffres en perspective, un paradoxe apparaît.


D’un côté

  • les dossiers de surendettement augmentent fortement


De l’autre :

  • les incidents bancaires diminuent

  • les inscriptions au FICP n’augmentent que légèrement.


Comment expliquer cette situation ?


Des difficultés financières plus profondes


Les incidents de paiement ponctuels diminuent, mais lorsqu’un ménage rencontre des difficultés, celles-ci sont souvent plus durables et plus structurelles.


Cela signifie que certains ménages passent directement :


d’un budget fragile

→ à une situation de surendettement avéré.


Un accès au crédit devenu plus difficile


Depuis la remontée des taux et le durcissement des règles d’octroi de crédit, les banques sont plus prudentes.


Cela a deux effets :

  • moins de crédits accordés aux profils risqués

  • mais aussi moins de solutions pour restructurer une dette existante.


Pour certains ménages, cela peut accélérer le passage vers une procédure de surendettement.


Des situations souvent traitées trop tard


Autre constat : beaucoup de ménages attendent longtemps avant de chercher de l’aide.


Entre les premières difficultés et le dépôt d’un dossier de surendettement, plusieurs mois peuvent s’écouler.


Pendant ce temps :

  • les retards s’accumulent

  • les frais augmentent

  • et les marges de manœuvre diminuent.



Être fiché FICP ne signifie pas qu’il n’existe plus aucune solution



Contrairement à une idée répandue, être inscrit au FICP ne signifie pas que toute solution est impossible.


Selon la situation, certaines options peuvent parfois être envisagées :

  • restructuration de dettes

  • regroupement de crédits

  • réorganisation du budget

  • accompagnement dans les démarches financières.


Mais ces solutions dépendent toujours de nombreux critères :

  • statut professionnel

  • niveau d’endettement

  • ancienneté des incidents

  • situation immobilière (propriétaire ou locataire).


Chaque situation est donc unique.


Comprendre sa situation avant qu’elle ne se dégrade


Les statistiques de la Banque de France montrent surtout une chose :les situations financières difficiles ne disparaissent pas seules.


Dans beaucoup de cas, agir tôt permet :

  • d’éviter l’aggravation de la situation

  • d’identifier les solutions encore possibles

  • et de reprendre progressivement le contrôle de ses finances.


Un échange confidentiel pour faire le point sur votre situation


Si vous êtes inscrit au FICP ou si vous rencontrez des difficultés de remboursement, il est parfois difficile de savoir :

  • ce qui est encore possible

  • ce qui ne l’est plus

  • et quelles solutions existent réellement.



L’objectif est simple :

  • comprendre votre situation

  • analyser vos possibilités

  • vous dire honnêtement si une solution existe.


Dans certains cas, nous pouvons vous accompagner.

Dans d’autres, nous vous expliquerons simplement les démarches les plus utiles pour améliorer votre situation.



Conclusion


Les dernières statistiques de la Banque de France montrent une tendance claire : la fragilité financière progresse dans une partie de la population.


Même si les incidents bancaires diminuent, la hausse des dossiers de surendettement rappelle que de nombreux ménages restent sous pression financière.


Dans ce contexte, anticiper et chercher des solutions rapidement peut faire toute la différence.

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