FICP en 2026 : les inscriptions augmentent encore, comment sortir du fichage ?
Les derniers chiffres publiés par la Banque de France confirment une tendance préoccupante : de plus en plus de Français rencontrent des difficultés de remboursement et se retrouvent inscrits au FICP.
Sur les sept premiers mois de 2026, les nouvelles inscriptions au Fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) ont progressé de 3,7 % par rapport à la même période de 2025.
Dans le même temps, le nombre de dossiers de surendettement déposés auprès de la Banque de France a augmenté de 10,9 %.
Derrière ces statistiques se trouvent des ménages qui, parfois après des années sans incident bancaire, voient leur situation basculer : mensualités devenues trop importantes, découvert, crédit immobilier ou crédit à la consommation impayé, séparation, perte de revenus, accident de la vie…
Mais être fiché FICP ne signifie pas nécessairement être dans une impasse.
Selon l’origine du fichage, le montant des dettes, les revenus et le patrimoine du foyer, différentes solutions peuvent être étudiées pour régler les dettes à l’origine des incidents et obtenir, lorsque les conditions sont réunies, la radiation anticipée du FICP.
FICP : une hausse des inscriptions qui se confirme en 2026
Les chiffres de la Banque de France méritent d’être regardés dans leur évolution.
Au cours des deux premiers mois de 2026, les nouvelles inscriptions au FICP progressaient de 1,1 % par rapport à la même période de 2025.
À la fin du premier semestre, la progression atteignait 3,3 %.
À fin juillet, elle était désormais de 3,7 %.
Selon les données reprises du baromètre de la Banque de France, 550 460 nouvelles inscriptions de personnes au FICP ont été comptabilisées entre janvier et juillet 2026. Une même personne pouvant toutefois être concernée par plusieurs incidents, ce chiffre ne doit pas être interprété comme 550 460 personnes distinctes nouvellement fichées.
La tendance est néanmoins claire : les incidents de remboursement continuent de progresser en France.
Et un autre chiffre doit retenir l’attention.
Le surendettement augmente de 10,9 % en 2026
Le FICP ne concerne pas uniquement les personnes ayant connu un incident de remboursement sur un crédit.
Le dépôt d’un dossier de surendettement entraîne également une inscription au FICP.
Or, sur les sept premiers mois de 2026, les dépôts de dossiers de surendettement ont progressé de 10,9 % par rapport aux sept premiers mois de 2025.
Pour le seul mois de juillet 2026, leur nombre était encore supérieur de 2,7 % à celui de juillet 2025.
Cette progression prolonge une tendance déjà observée l’année précédente : 148 013 dossiers de surendettement avaient été déposés en 2025, soit 9,8 % de plus qu’en 2024.
Ces chiffres montrent surtout l’intérêt d’intervenir suffisamment tôt.
Car il existe une différence fondamentale entre connaître une difficulté financière et être dans une situation où aucune restructuration n’est plus possible.
Être FICP signifie-t-il que l’on ne peut plus emprunter ?
Pas exactement.
C’est une confusion fréquente.
L’inscription au FICP n’interdit pas juridiquement l’obtention d’un crédit. En revanche, les banques et établissements financiers consultent ce fichier pour apprécier la solvabilité d’une personne demandant un financement et restent libres d’accepter ou de refuser sa demande.
Dans la pratique, un fichage FICP constitue donc généralement un obstacle très important pour obtenir un crédit bancaire classique.
C’est précisément là que peut apparaître un cercle vicieux :
une dette provoque un incident de paiement → l’incident provoque un fichage FICP → le fichage complique l’accès au refinancement → l’impossibilité de refinancer rend le règlement de la dette encore plus difficile.
Pour sortir de cette situation, il faut donc souvent raisonner autrement que par la simple recherche d’un nouveau crédit.
Comment sortir du FICP en 2026 ?
Il n’existe pas une seule solution pour sortir du FICP.
La première question est de comprendre pourquoi vous êtes inscrit.
Lorsqu’un fichage résulte d’un incident de remboursement déclaré par un établissement de crédit, la régularisation de l’incident peut permettre une radiation anticipée.
La Banque de France précise cependant qu’elle ne peut pas modifier elle-même les informations déclarées : la responsabilité de l’inscription appartient à l’établissement déclarant, qui doit demander la modification lorsque la situation a été régularisée.
Autrement dit, chercher à « faire enlever son fichage » sans traiter sa cause est généralement une mauvaise approche.
Le véritable objectif consiste à résoudre le problème financier qui a provoqué le FICP.
Et c’est là que les situations diffèrent considérablement d’un foyer à l’autre.
Première solution : régler la dette à l’origine du fichage FICP
Lorsque le montant restant dû est relativement faible et que le foyer dispose d’une épargne ou d’un actif mobilisable, le remboursement de la dette peut évidemment constituer la solution la plus simple.
Mais beaucoup de personnes inscrites au FICP rencontrent précisément le problème inverse : elles pourraient supporter une mensualité raisonnable, mais ne disposent pas immédiatement du capital nécessaire pour régulariser l’incident.
Il faut alors examiner l’ensemble de la situation : revenus du foyer, charges, crédits, dettes, patrimoine immobilier, véhicule, épargne disponible, capacité mensuelle de remboursement et perspectives d’évolution des revenus.
Une dette de 30 000 € n’a par exemple pas la même signification pour un locataire sans patrimoine disposant de 1 600 € de revenus que pour un couple propriétaire d’une maison faiblement endettée disposant de 4 500 € de revenus mensuels.
Le montant de la dette ne suffit donc jamais à déterminer la solution.
Propriétaire et FICP : le patrimoine peut ouvrir d’autres possibilités
C’est un point particulièrement important.
Certaines personnes propriétaires de leur logement se considèrent comme surendettées parce qu’elles ne peuvent plus payer plusieurs dizaines de milliers d’euros de dettes.
Pourtant, leur situation patrimoniale peut raconter une histoire différente.
Prenons un exemple simplifié. Un couple possède une maison estimée à 280 000 €. Il reste 90 000 € de crédit immobilier à rembourser et le couple rencontre 35 000 € de dettes supplémentaires Sa situation est sérieuse. Mais le foyer possède également un actif immobilier comportant une valeur nette importante.
Avant d’envisager une vente précipitée du logement ou une procédure lourde, il peut donc être pertinent d’effectuer un audit complet de l’actif et du passif afin de rechercher une solution permettant de restructurer la situation.
Selon les dossiers, plusieurs mécanismes patrimoniaux ou financiers peuvent alors être étudiés.
Peut-on faire un regroupement de crédits quand on est FICP ?
Le regroupement de crédits peut permettre de réunir plusieurs engagements financiers et de réduire le poids des mensualités en les réorganisant sur une durée différente.
Mais son intérêt est surtout préventif.
Lorsqu’une personne n’est pas encore fichée et que ses mensualités deviennent trop lourdes, étudier suffisamment tôt une solution de regroupement de crédit peut parfois éviter que la situation se transforme en incidents de paiement.
Une fois le fichage FICP intervenu, l’accès au financement bancaire classique devient beaucoup plus difficile.
Il ne faut donc pas confondre : réduire ses mensualités avant le fichage, lorsque le regroupement de crédits reste envisageable dans de bonnes conditions, et sortir du FICP après un incident, situation qui peut nécessiter une restructuration beaucoup plus globale.
C’est pourquoi attendre le dernier moment est rarement une bonne stratégie.
FICP : quelles solutions lorsque la banque refuse le financement ?
Lorsqu’une personne est déjà FICP, envoyer successivement le même dossier à de nombreuses banques ne règle généralement pas le problème de fond.
Il faut d’abord comprendre la situation et déterminer ce qui doit être corrigé.
Chez Concilys, notre approche repose sur trois dimensions : conseil, accompagnement et ingénierie financière.
L’objectif n’est pas de rechercher immédiatement « une banque qui accepterait un FICP ».
Il consiste d’abord à réaliser un diagnostic précis :
montant et nature des dettes ;
origine du fichage ;
revenus et charges ;
capacité réelle de remboursement ;
reste à vivre ;
actifs immobiliers et mobiliers ;
valeur nette du patrimoine ;
situation familiale ;
perspectives financières du foyer.
À partir de cette analyse, un plan de sortie de crise peut être construit.
Sortir du FICP sans vendre sa maison : est-ce possible ?
Dans certaines situations, oui. Être propriétaire peut donner accès à des possibilités qui n’existent pas pour une personne ne disposant d’aucun actif. Mais cela ne signifie surtout pas qu’il faille accepter n’importe quelle opération reposant sur son logement.
La vente à réméré, notamment, doit être examinée avec une extrême prudence compte tenu de son coût et du risque patrimonial qu’elle peut entraîner.
Concilys privilégie l’étude de mécanismes permettant de traiter simultanément trois objectifs : régler les dettes, préserver autant que possible le patrimoine et préparer le retour vers une situation financière classique.
Selon le profil, cela peut passer par une restructuration patrimoniale, une opération temporaire soutenue par des investisseurs solidaires ou d’autres mécanismes adaptés à la situation du foyer.
Aucune de ces solutions n’est automatique. Elles nécessitent une analyse préalable approfondie.
Le portage-relais solidaire pour traiter certaines situations FICP
Dans certains dossiers, Concilys peut notamment étudier une opération de portage-relais solidaire.
Le principe n’est pas de consentir immédiatement un nouveau crédit à une personne fichée.
Une structure soutenue par des investisseurs solidaires peut, lorsque le dossier est compatible avec le dispositif, intervenir sur la créance afin de permettre sa régularisation et de créer une période transitoire.
Cette période doit ensuite servir à stabiliser les comptes, restaurer la situation financière du bénéficiaire et préparer une solution de sortie, généralement par un financement bancaire classique lorsque celui-ci redevient accessible.
Il s’agit donc d’un mécanisme temporaire et non d’un moyen de repousser indéfiniment une dette.
Et lorsqu’une voiture est indispensable pour travailler ?
Le patrimoine ne se limite pas au logement.
Pour certains ménages, le véhicule représente à la fois un actif et un outil indispensable pour conserver son emploi.
Vendre sa voiture pour rembourser une dette peut alors résoudre un problème financier immédiat… tout en créant un problème professionnel beaucoup plus grave.
Dans certaines situations, une opération temporaire de portage de véhicule peut être étudiée : le véhicule est acquis par une structure dédiée et reste à disposition de son utilisateur contre un loyer, avec l’objectif de permettre ultérieurement son rachat lorsque la situation financière est stabilisée.
Là encore, la pertinence du montage dépend du dossier.
Faut-il déposer un dossier de surendettement pour sortir du FICP ?
Le dossier de surendettement constitue un dispositif essentiel lorsqu’une personne n’est plus en mesure de faire face à ses dettes.
Mais il ne faut pas confondre traitement du surendettement et défichage FICP.
Le dépôt d’un dossier de surendettement entraîne lui-même une inscription au FICP.
La bonne question n’est donc pas : « Comment éviter à tout prix la Banque de France ? » mais plutôt : « Quelle procédure ou quelle restructuration protège le mieux ma situation compte tenu de mes revenus, de mes dettes et de mon patrimoine ? »
Pour certaines personnes, le dossier de surendettement sera clairement la solution appropriée.
Pour d’autres, notamment lorsqu’elles disposent de revenus suffisants ou d’un patrimoine mobilisable, une solution différente peut parfois être étudiée.
C’est précisément l’intérêt d’un diagnostic réalisé avant de prendre une décision difficilement réversible.
Vous êtes FICP ? Les 5 erreurs à éviter
La première consiste à attendre en espérant que la situation se réglera spontanément. Les intérêts, frais, procédures de recouvrement et incidents supplémentaires peuvent au contraire réduire progressivement les possibilités de sortie.
La deuxième est de chercher uniquement un nouveau crédit. Le financement n’est qu’un outil. La priorité doit être de construire une situation financière viable.
La troisième est de multiplier les demandes auprès d’intermédiaires sans diagnostic préalable.
La quatrième est de mettre son logement en danger pour obtenir rapidement de la trésorerie, notamment en acceptant une opération patrimoniale dont les conséquences n’ont pas été précisément calculées.
Enfin, la cinquième consiste à considérer que toutes les personnes FICP sont dans la même situation.
Deux ménages ayant exactement 50 000 € de dettes peuvent nécessiter des solutions totalement différentes.
Comment savoir quelle solution FICP correspond à votre situation ?
Il faut commencer par les chiffres.
Avant toute recherche de financement, Concilys analyse notamment le taux d’endettement, le reste à vivre, les actifs, le passif et, pour les propriétaires, le rapport entre les dettes et la valeur du patrimoine immobilier.
Cette photographie financière permet d’écarter les solutions susceptibles d’aggraver la situation et d’identifier celles qui méritent réellement d’être approfondies.
Cette méthode est particulièrement importante pour les propriétaires.
Une personne peut manquer de trésorerie tout en disposant d’un patrimoine significatif. Dans ce cas, la question n’est pas nécessairement de savoir comment « emprunter malgré le FICP », mais comment utiliser intelligemment sa situation patrimoniale pour régler son passif sans détruire son patrimoine.
Sortir du FICP en 2026 : agir avant que les possibilités se réduisent
La hausse de 3,7 % des nouvelles inscriptions au FICP et celle de 10,9 % des dossiers de surendettement sur les sept premiers mois de 2026 montrent que les difficultés financières continuent de toucher de nombreux ménages.
Mais le fichage n’est que le symptôme visible d’une situation financière.
Pour rechercher une sortie durable, il faut traiter sa cause. Chez Concilys, nous accompagnons les personnes en difficulté financière en commençant par une analyse de leur situation personnelle, budgétaire et patrimoniale.
L’objectif est de déterminer s’il existe une solution réaliste pour régler les dettes, sortir du FICP lorsque la régularisation le permet, réduire la pression financière et préparer un retour à une situation bancaire normale.
Vous êtes FICP et vous ne savez plus quelle solution envisager ?
Ne commencez pas par chercher un crédit. Commencez par faire analyser votre situation.
Un premier échange avec un conseiller Concilys permet de reprendre votre situation dans son ensemble : revenus, charges, dettes, patrimoine et origine du fichage, puis d’identifier les pistes qui méritent réellement d’être étudiées.
Sources : Banque de France, Baromètre mensuel de l’Inclusion financière n°64, données de juillet 2026 ; Banque de France, Fichiers d’incidents bancaires ; Service-Public.fr, Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers.





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