FICP en hausse en 2026 : quelles solutions quand on n’arrive plus à payer ses crédits ?
Les difficultés de remboursement des ménages français continuent de progresser. Selon le baromètre de l’inclusion financière publié par la Banque de France en septembre 2026, les nouvelles inscriptions au FICP ont augmenté de 4,6 % sur les huit premiers mois de 2026 par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, les dépôts de dossiers de surendettement progressent de 11 %.
Ces chiffres interviennent quelques semaines avant une évolution importante de la réglementation du crédit à la consommation, avec de nouvelles dispositions applicables à partir du 20 novembre 2026.
Derrière les statistiques, une question beaucoup plus concrète se pose pour les personnes concernées : que faire lorsque les mensualités de crédit deviennent trop lourdes, lorsqu’un fichage FICP menace ou lorsqu’on est déjà inscrit au FICP ?
Il existe plusieurs pistes. Mais plus la situation est traitée tôt, plus il est généralement possible d’étudier différentes stratégies avant que l’endettement ne devienne incontrôlable.
FICP : les inscriptions augmentent encore en 2026
Le Fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) est tenu par la Banque de France. Il recense notamment certains incidents caractérisés de remboursement liés aux crédits accordés aux particuliers ainsi que les personnes faisant l’objet d’une procédure de surendettement.
Or les derniers chiffres disponibles montrent une dégradation.
D’après le baromètre de la Banque de France publié le 10 septembre 2026, sur les huit premiers mois de l’année :
les nouvelles inscriptions au FICP progressent de 4,6 % par rapport à 2025 ;
les dépôts de dossiers de surendettement augmentent de 11 % ;
sur le seul mois d’août 2026, les dépôts de dossiers de surendettement sont en hausse de 12,1 % sur un an.
Ces chiffres ne signifient évidemment pas que toutes les personnes rencontrant une difficulté de remboursement sont surendettées. Ils montrent en revanche qu’un nombre croissant de ménages se retrouvent confrontés à des tensions financières suffisamment importantes pour provoquer des incidents de paiement ou nécessiter une restructuration de leur situation.
Pourquoi devient-il si difficile de payer ses crédits ?
Une situation financière fragile ne résulte pas nécessairement d’un endettement inconsidéré.
Il suffit parfois d’un changement de situation pour déséquilibrer un budget qui fonctionnait jusque-là : séparation, perte ou diminution de revenus, arrêt de travail, dépenses imprévues, hausse de certaines charges, aide apportée à un proche ou accumulation progressive de plusieurs crédits.
Le problème apparaît souvent lorsque le remboursement des dettes absorbe une part trop importante des revenus.
Le ménage commence alors par utiliser son découvert bancaire. Puis certaines dépenses sont reportées. Un nouveau crédit peut parfois être souscrit pour retrouver temporairement de la trésorerie.
Mais cette respiration peut être de courte durée si elle ne règle pas le déséquilibre structurel.
C’est à ce moment qu’une situation encore maîtrisable peut progressivement conduire aux incidents de paiement puis, dans certains cas, au fichage FICP.
Que se passe-t-il lorsqu’on est inscrit au FICP ?
Être inscrit au FICP ne constitue pas juridiquement une interdiction générale d’emprunter.
En pratique, la situation devient néanmoins beaucoup plus compliquée.
Les établissements de crédit consultent le FICP dans le cadre de l’étude de certaines demandes de financement. Une inscription constitue donc une information importante dans leur analyse du risque.
La CNIL a d’ailleurs publié en août 2026 une fiche consacrée au refus de crédit. Elle rappelle notamment les droits dont dispose une personne lorsque la consultation du FICP intervient dans une décision de refus.
Pour une personne déjà fichée, la difficulté est alors paradoxale : elle peut avoir besoin de restructurer ou de financer ses dettes précisément au moment où l’accès au crédit classique devient beaucoup plus difficile.
C’est pourquoi attendre un nouveau refus bancaire après l’autre n’est pas nécessairement la meilleure stratégie.
Il faut d’abord comprendre précisément la situation.
Comment sortir du FICP ?
C’est probablement la question la plus importante pour une personne fichée : comment sortir du FICP rapidement ?
Il faut distinguer la durée maximale d’inscription et la possibilité d’une radiation anticipée lorsque la situation ayant provoqué l’inscription est régularisée.
Lorsqu’une inscription résulte d’un incident de remboursement, la régularisation de la dette concernée peut donc permettre une radiation avant l’expiration de la durée maximale d’inscription, selon les conditions applicables à la situation.
La véritable question devient alors souvent :
comment trouver une solution permettant de régulariser la dette à l’origine du fichage ?
Et c’est précisément là que les situations diffèrent fortement d’un ménage à l’autre.
Peut-on faire un regroupement de crédits lorsqu’on est FICP ?
Le regroupement de crédits peut permettre, dans certaines situations, de réunir plusieurs engagements afin de retrouver une mensualité davantage compatible avec les revenus du ménage, généralement en contrepartie d’un allongement de la durée de remboursement et avec un coût total à examiner attentivement.
Mais lorsqu’une personne est déjà inscrite au FICP, l'accès à un financement bancaire classique est généralement beaucoup plus difficile.
Il existe donc une différence fondamentale entre deux situations :
agir avant le fichage, lorsque des solutions bancaires classiques peuvent encore être envisageables
et agir après l’inscription au FICP, lorsqu’il peut devenir nécessaire d’étudier d’autres moyens de régulariser les dettes avant d’envisager un retour vers le financement bancaire traditionnel.
Cela explique pourquoi une analyse de la situation ne devrait pas se limiter à rechercher « une banque qui accepte les FICP ».
Crédit à la consommation : ce qui change à partir du 20 novembre 2026
Cette augmentation du nombre d’inscriptions au FICP intervient alors que la réglementation du crédit à la consommation évolue.
À compter du 20 novembre 2026, de nouvelles dispositions issues de la transposition de la directive européenne sur le crédit à la consommation entreront en application.
Elles renforcent notamment certaines obligations concernant l’information des emprunteurs, l’évaluation de leur solvabilité et le traitement des difficultés de remboursement.
La réglementation prévoit notamment que différentes mesures puissent être envisagées en fonction de la situation : modification de certaines conditions du crédit, prolongation de sa durée, report ou suspension de certaines échéances, réduction des mensualités, refinancement ou encore consolidation de dettes.
Toutes ces solutions ne sont évidemment pas adaptées à tous les dossiers.
Mais l'évolution réglementaire met en lumière un principe essentiel : face à une difficulté de remboursement, il faut chercher une solution adaptée avant que l’accumulation des incidents ne réduise encore les possibilités disponibles.
Que faire quand on n’arrive plus à payer ses crédits ?
La première erreur serait de chercher immédiatement un produit financier sans avoir analysé l’ensemble de la situation.
Avant de parler de crédit, de regroupement de crédits, de vente d'un actif ou de toute autre opération, il faut établir un diagnostic.
Il convient notamment d’examiner :
les revenus du foyer ;
les charges courantes ;
les mensualités de crédit ;
les découverts et retards éventuels ;
la nature et le montant des dettes ;
l’existence d’un fichage FICP ;
les éventuelles procédures de recouvrement ;
le patrimoine immobilier et mobilier ;
la capacité financière qui pourrait être retrouvée après restructuration.
L’objectif est de déterminer si la difficulté est temporaire ou structurelle et quelles ressources peuvent être mobilisées pour sortir de la crise.
Propriétaire et FICP : le patrimoine peut changer l’analyse
La situation d’un propriétaire fiché FICP mérite une attention particulière.
Une personne peut en effet connaître de graves difficultés de trésorerie tout en disposant d’un patrimoine immobilier dont la valeur est nettement supérieure au montant de ses dettes.
Prenons un exemple simplifié.
Un couple possède une maison valorisée 280 000 euros et doit encore rembourser 120 000 euros sur son crédit immobilier. Il rencontre parallèlement 45 000 euros de dettes et d'impayés.
Le foyer peut se trouver en grande difficulté bancaire alors même qu’il dispose, sur le papier, d’un patrimoine net significatif.
La problématique n’est donc pas uniquement :
« Comment obtenir un nouveau crédit ? »
Elle devient :
« Comment mobiliser intelligemment le patrimoine disponible pour régler la crise financière sans le sacrifier inutilement ? »
Selon les situations, différentes stratégies patrimoniales ou financières peuvent alors être étudiées.
Faut-il vendre son logement pour payer ses dettes ?
Pas nécessairement.
La vente d’un bien immobilier peut évidemment constituer une solution lorsqu’elle permet de solder les dettes et de repartir sur des bases financières saines.
Mais une vente précipitée n’est pas neutre.
Elle peut entraîner un déménagement, modifier profondément la situation patrimoniale du ménage et conduire à céder un actif dans de mauvaises conditions.
Avant de vendre, il est donc pertinent de comparer plusieurs scénarios.
Dans certaines situations, une restructuration financière ou patrimoniale peut permettre de dégager les liquidités nécessaires au règlement des dettes.
Dans d’autres, la vente sera effectivement la solution la plus cohérente.
L’essentiel est que cette décision résulte d’une analyse chiffrée, et non de l’urgence ou de la pression exercée par les créanciers.
Quelles solutions lorsqu’un crédit classique est impossible ?
Lorsque le financement bancaire traditionnel n’est momentanément plus accessible, certaines situations peuvent nécessiter des montages différents.
Chez Concilys, l’accompagnement commence par un audit approfondi de la situation personnelle, financière et patrimoniale.
L’objectif n’est pas de déposer mécaniquement une demande de crédit auprès de plusieurs banques.
Il consiste à comprendre l’origine de la crise, à établir un plan de sortie puis, lorsque la situation le justifie, à étudier une ingénierie financière ou patrimoniale permettant de mettre ce plan en œuvre.
Selon le dossier, cela peut notamment passer par une négociation avec les créanciers, une restructuration patrimoniale, la mobilisation temporaire d’un actif ou certains montages alternatifs.
Concilys travaille également, lorsque cela est adapté, avec des communautés d’investisseurs solidaires intervenant dans certains montages temporaires destinés à permettre une régularisation des dettes avant un retour vers un financement traditionnel.
Chaque opération présente cependant des coûts, des contraintes et des risques qui doivent être étudiés individuellement. Il n’existe pas de solution automatique au FICP.
Sortir du FICP n’est souvent que la première étape
Régulariser une dette et obtenir la radiation d'une inscription FICP peut débloquer une situation, mais cela ne suffit pas toujours.
Il faut ensuite éviter de recréer les conditions ayant conduit aux difficultés.
Cela peut nécessiter de réduire durablement le poids des mensualités, reconstituer une épargne de sécurité, retrouver une gestion bancaire stable et, lorsque cela est pertinent, préparer le retour vers un financement bancaire traditionnel.
C’est la raison pour laquelle une stratégie de sortie de crise doit idéalement intégrer l’après-FICP.
L’objectif n’est pas simplement d’effacer l’urgence du moment, mais de permettre au foyer de retrouver durablement une situation financière soutenable.
FICP ou surendettement : faut-il déposer un dossier Banque de France ?
Le dépôt d’un dossier de surendettement constitue une procédure essentielle pour les personnes qui ne peuvent plus faire face à leurs dettes et qui remplissent les conditions prévues.
Mais toutes les difficultés financières ne correspondent pas nécessairement à la même situation.
Un ménage disposant de revenus réguliers et d’un patrimoine important mais confronté à une crise temporaire n’a pas nécessairement le même profil qu’une personne durablement incapable de faire face à son passif.
Il est donc important de comprendre les conséquences et les alternatives envisageables avant de choisir une stratégie.
Lorsque le surendettement constitue la procédure adaptée, il ne faut évidemment pas retarder inutilement son utilisation.
À l’inverse, lorsqu’une restructuration réaliste permet de régler les dettes dans des conditions soutenables, celle-ci mérite d’être étudiée.
Plus on intervient tôt, plus les possibilités sont nombreuses
La hausse des inscriptions au FICP et des dossiers de surendettement observée en 2026 rappelle une réalité : les difficultés financières doivent être traitées le plus tôt possible.
Avant le premier impayé, plusieurs possibilités peuvent encore exister.
Après les premiers incidents, il faut agir rapidement.
Après le fichage FICP, certaines portes bancaires se ferment temporairement et la stratégie doit parfois être différente.
Et lorsque les procédures de recouvrement sont déjà avancées, l’urgence peut fortement limiter les choix.
Si vos mensualités sont devenues trop lourdes, si vous êtes menacé d’un fichage ou si vous êtes déjà inscrit au FICP, la première étape consiste donc à faire le point sur l’ensemble de votre situation avant de chercher une solution financière.
Chez Concilys, un premier échange avec un conseiller permet de reprendre votre situation : revenus, charges, actifs, dettes, crédits, éventuels incidents et patrimoine. À partir de ces éléments, il devient possible d’effectuer les premières simulations et d’identifier les pistes qui méritent réellement d’être étudiées.





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